Ciré d’Aunis à travers les siècles

Avant la conquête romaine, cette contrée est habitée par les celtes et les santons. La mer en occupe une grande partie, aujourd’hui comblée par les alluvions. Des îles au milieu des marais -Flay, l’Ileau, Soumouran, Terrier des Grèves- , des traces de sites à sel et de fonds de cabanes Gauloises, près du Magnou, témoignent de cette présence. Un chemin celtique passant par Ardillières, Ciré et Ballon se dirigeait vers les ports d’Angoulins et de Châtelaillon.

Au XIIème siècle, cette terre appartient à Guillaume de Ciré, seigneur qui habite le Château féodal. La découverte d’un sarcophage contenant un squelette pouvant date de l’an mille et la présence de vestiges de souterrains -refuges attestant une occupation antérieure du site-. Occupé par les Anglais lors de la Guerre de 100 ans, le château féodal est démantelé par Bertrand Du Guesclin, qui ruine entièrement le village en 1372.

Après avoir appartenu aux Seigneurs de Bazoches, Pairé et Surgères, la Châtellenie -titre apparu dès 1335- passe en 1535, par échange avec des terres de Savins et Justigny-en-Brie, dans la maison de Culant, où elle demeure jusqu’à la révolution.SONY DSC

Le Château reconstruit en 1549 par Olivier de Culant, Chevalier, Baron de Ciré, Sénéchal d’Aunis et de Saintonge et protagoniste du protestantisme Rochelais, en 1573, voit ses deux ailes détruites à la révolution. Commune rurale notable pour l’époque avec ses 1000 habitants, Ciré est le chef-lieu de canton de 1790 à 1801, année où Aigrefeuille la supplante.

Une ligne de chemin de fer dessert Ciré de 1857 à 1940, témoignant d’une intense activité agricole.

Touchée par les conflits mondiaux -la commune est évacuée en 1944- et l’exode rural, elle voit sa population retomber à 512 habitants en 1946. Son expansion économique, en petites zones d’activités artisanales, et démographiques sont en constante évolution.

Ciré d’Aunis compte aujourd’hui 1178 habitants (recensement 2011).

L’Eglise Notre-Dame

L’église possède un beau retable en bois doré du XVIIème siècle, provenant de l’ancienne Chapelle des Orphelines de la Marine de Rochefort. Ce retable avait été offert à cette institution par Mme Bégon, épouse de l’Intendant de la Généralité. Cette pièce historique a été obtenue et placée en l’Eglise de Ciré par M. l’Abbé Andrieux, ancien curé de la Paroisse, passionné d’archéologie.

Sur le mur sud, côté cimetière près de la petite porte, se trouve une plaque de 25 cm x 25 cm environ où sont gravées des initiales : “FAICT : PAR MOY MC : MA NCE A.V 7” qui pourraient être celles des entrepreneurs et de leurs ouvriers.P1030029 - Copie

Sur le mur ouest, au dessus de la porte qui fut murée en 1846, un corbeau porte l’inscription « Augmentée en l’an 1703 », date confirmée par les registres paroissiaux de l’époque.

Le Monument aux Morts

Il fut construit en 1921 par l’entrepreneur Doucet-Bouas de Surgères, en pierre de taille de Lavaux et de Château Gaillard.

La Bibliothèque Municipale

Elle fut créée en 1989 dans le bâtiment de l’ancienne Ecole des Filles de 1882, construit en pierre par l’architecte d’Arrondissement Bésanel.

Le Groupe Scolaire

Construit en 1961 par le cabinet d’architectes Chaussat, Gaudin et Maroleau, il fut agrandi une première fois en 1990, puis en 1999 et en 2001 (architecte Rivalland).